Cette liste unique
de citations a
été établie en collaboration avec Philippe
Margot,
auteur du livre Le Vin de la Bouteille au Verre aux
Editions Ketty & Alexandre (en
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de DESPROGES à ESCAYROL
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«
Gai comme un Italien quand il a de l’amour et du vin. »
«
J’avais commandé un Figeac 71, mon Saint-Émilion préféré.
Introuvable.
Sublime. Rouge et doré comme peu de couchers de soleil.
Profond
comme un la mineur de contrebasse. Éclatant
en orgasme au soleil.
Plus
long en bouche qu’un final de Verdi.
Un
vin si grand que Dieu existe à sa seule vue. »
(Pierre Desproges)
«
Il faut manger pour vivre et non pas vivre pour manger.
De
même qu'il faut boire pour vivre et non pas vivre sans boire,
sinon
c'est dégueulasse. »
(Pierre
Desproges)
«
Il était tellement obsédé qu'à la fin, il sautait même des repas. »
(Pierre Desproges)
«
En effet, l’Eternel ton Dieu va te faire entrer dans un bon pays,
un
pays de torrents, de sources et d’eaux profondes jaillissant dans les vallées
et
les montagnes ;un pays de blé, d’orge, de vignes, de figuiers et de
grenadiers ; un pays d’oliviers, d’huile et de miel ; un pays où tu ne
mangeras pas le pain de la misère et où tu ne manqueras de rien ; un pays
dont les pierres sont du fer,
et
des montagnes desquelles tu extrairas l’airain.
Tu
mangeras donc, et tu seras rassasié ; et tu béniras l’Eternel ton Dieu,
pour
le beau pays qu’il t’aura donné. »
(Le livre du Deutéronome 8 : 7-10)
«
Tu mangeras, en présence de l’Eternel ton Dieu, dans le lieu qu’il aura
choisi
pour
que son nom y soit invoqué, la dîme de ton blé, de ton vin nouveau,
de
ton huile et les premiers-nés de ton gros et de ton menu bétail,
afin
que tu apprennes à craindre l’Eternel ton Dieu. »
(Le livre du Deutéronome 14 : 23)
«
Là, tu achèteras avec cet argent tout ce que tu désireras, gros ou menu bétail,
vin
ou boisson enivrante, enfin tout ce que tu souhaiteras. »
(Le livre du Deutéronome 14 : 26)
«
Si quelqu’un de vous a planté une vigne et n’en a pas encore recueilli
les fruits, qu’il s’en aille et retourne chez lui, de peur qu’il ne
meure dans la bataille
et
qu’un autre ne recueille les fruits de sa vigne. »
(Le livre du Deutéronome 20 : 6)
«
Puis ils diront aux anciens de la ville : voici notre fils qui est indocile et
rebelle ;
il
n'obéit point à notre voix il est débauché et ivrogne. »
(Le livre du Deutéronome 21 : 20)
«
Tu ne planteras pas ta vigne de diverses sortes de plants ; autrement,
tous
les plants de la vigne et tout ce qu’ils produiront appartiendront au
sanctuaire. »
(Le livre du Deutéronome 22 : 9)
«
Quand tu entreras dans la vigne de ton prochain, tu pourras manger des raisins
à
ton appétit, et t’en rassasier, mais tu n’en mettras pas dans ton panier.
»
(Le livre du Deutéronome 23 : 24)
«
Quand tu vendangeras ta vigne, tu ne cueilleras pas les grappes
qui
y sont restées ; elles seront pour l’étranger, pour l’orphelin et pour
la veuve. »
(Le livre du Deutéronome 24 : 21)
«
...Tu planteras une vigne, et tu n’en cueilleras pas le fruit... »
(Le livre du Deutéronome 28 : 30)
«
Tu répandras beaucoup de semence dans tes champs
mais
ta récolte sera petite ; car la sauterelle la ravagera.
Tu
planteras des vignes et tu les cultiveras, mais tu ne boiras point de vin
et
tu ne pourras rien en récolter ; car les vers les mangeront. »
(Le livre du Deutéronome 28 : 38-39)
«
Tu lui as fait boire le vin généreux, le sang de la grappe.»
(Le livre du Deutéronome 32 : 14)
«
...Eux dont la vigne est du plan de Sodome
Et
des terroirs de Gmorrhe.
Leurs
raisins sont des raisins vénéneux,
Et
leurs grappes sont amères ;
Leur
vin est un venin de serpents,
Un
cruel poison d’aspics.
(Le livre du Deutéronome 32 : 32-33)
«
Israël est en sécurité dans sa demeure.
La
source de Jacob jaillit solitaire
Dans
un pays riche en blé et en vin,
Sous
des cieux qui lui versent la rosée. »
(Le livre du Deutéronome 33 : 28)
«
En voyage, je regarde la carte des vins pour éviter les bouchons. »
(Raymond Devos)
«
J’étais un pied de vigne. Nous étions tous trois voisins d’espalier,
(...)
Par
un beau matin ensoleillé, ma fleur s’est métamorphosée
en
un beau grain de raisin. Un seul, oui ! Vermeille était sa couleur,
et
ronde sa forme, juteuse sa substance ! Ah, l’imagination de la matière !
(...)
Il
a sorti son sécateur et clac dans le vif du sujet).
On
a beau être de bois, j’en ai eu le souffle coupé. (...)
Et
c’est ainsi que je suis devenu vin. »
(Raymond Devos)
«
L'alcoolisme : c'est un verre solitaire. »
(Franck Dhumes)
«
Du néant est partie notre caravane porteuse d'amour
Le
vin de l'union illumine éternellement notre nuit
De
ce vin que n'interdit pas la région d'amour
Nos
lèvres seront humectées jusqu'à l'aube du néant. »
(Mevlânâ Djelâl-eddîn-i-Roûmî)
«
Le colonialisme, c'est maintenir quelqu'un en vie,
pour
boire son sang goutte à goutte. »
(Massa
Makan Diabaté)
«
Avez-vous le vin tendre ?
C'est
selon avec qui j'ai trinqué. »
(Comtesse Diane)
«
Il prend plaisir avec le meilleur vin vieux ; il se verse un nectar radieux,
de
grande provenance, de dix ans d'âge, qui rougit le verre
à
se trouver fameux, et envahit la pièce de la fragrance
propre
aux grappes du Sud. »
(Charles Dickens)
«
Le vin rouge déshonorait rarement sa table. »
(Denis Diderot)
«
En attendant, ma belle, notre charmante hôtesse,
si
nous disions un mot à la bouteille ? »
(Denis Diderot)
«
Tenez, vive la philosophie, vive la sagesse de Salomon : boire du bon vin,
se
gorger de mets délicats, se rouler sur de jolies femmes,
se
reposer dans des lits bien mollets ; excepté cela, le reste n'est que vanité.
»
(Denis Diderot)
«
La vue est le sens le plus superficiel.
L'ouïe
constitue le sens le plus orgueilleux, le goût est le plus inconstant,
le
toucher le plus profond, et le net le plus voluptueux de tous les sens. »
(Denis Diderot)
«
- Moi, Monsieur, à l'eau ! Jacques à l'eau bénite !
J'aimerais
mieux que mille légions de diables me restassent dans le corps,
que
d'en boire une goutte, bénite ou non bénite.
Est-ce
que vous ne vous êtes pas aperçu que j'étais hydrophobe ? »
(Denis
Diderot)
«
L'ivresse ôte toute lueur de la raison, elle éteint absolument cette
particule,
cette
étincelle de la divinité qui nous distingue des bêtes ;
elle
détruit par là toute la satisfaction et la douceur
que
chacun de nous doit mettre et recevoir dans la société humaine. »
(Denis Diderot)
«
On clame sans fin contre les passions, on leur impute toutes les peines de
l'homme,
et
l'on oublie qu'elles sont aussi la source de tous ses plaisirs. »
(Denis Diderot)
«
Vive la philosophie, vive la sagesse de Salomon.
Boire
du bon vin, se gorger de mets délicieux.
Se
rouler sur les jolies femmes, se reposer dans des lits bien mollets ;
excepté
cela, le reste n'est que vanité. »
(Denis Diderot)
À
propos du champagne :
«
Il donne l’impression que c’est dimanche
et
que les jours meilleurs sont très proches. »
(Marlène Dietrich)
«
En situation difficile, on peut toujours retrouver du réconfort,
simplement
avec une flûte de champagne. »
(Isak Dinesen)
«
Ce que je préfère, c'est le vin bu sur le compte d'autrui. »
(Diogène le Cynique)
«
Nous plaçons régulièrement la classe politique sous le plancher de la cave
dans
notre estime collective, et au bout du compte,
nous
allons tout de même courir la réélire. »
(Jean Dion)
«
Un petit verre de vin d’Alsace, c’est comme une robe légère,
une
fleur de printemps, c’est le rayon de soleil qui vient égayer la vie. »
(Christian Dior)
«
Un pauvre diable voyant des riches aller prendre l'apéritif :
"Ces
gens-là, ils vont s'acheter la faim,
alors
que je l'a leur vendrais si volontiers". »
(Carlo Dossi)
«
Voici le printemps
La
douceur du temps
Nous
fait des avances
Partez
mes enfants
Vous
avez vingt ans
Partez
en vacances
Vous
verrez agiles
Sur
l'onde tranquille
Les
barques dociles
Au
bras des amants
De
fraîches guinguettes
Des
filles bien faites
Y
a des chansonnettes (ou Les frites sont prêtes)
Et
y a du vin blanc
(Refrain
:)
Ah
! Le petit vin blanc
Qu'on
boit sous les tonnelles
Quand
les filles sont belles
Du
côté de Nogent
Et
puis de temps de temps
Un
air de vieille romance
Semble
donner la cadence
Pour
fauter, pour fauter
Dans
les bois, dans les prés
Du
côté, du côté de Nogent
Suivons
le conseil
Monsieur
le Soleil
Connaît
son affaire
Cueillons,
en chemin
Ce
minois mutin
Cette
robe claire
Venez
belle fille
Soyez
bien gentille
Là,
sous la charmille
Soyez
bien gentille
L'amour
nous attend
Les
tables sont prêtes
L'aubergiste
honnête
Y
a des chansonnettes
Et
y a du vin blanc...
(au
Refrain)
À
ces jeux charmants
La
taille souvent
Prend
de l'avantage
Ça
n'est pas méchant
Ça
finit tout le temps
Par
un mariage
Le
gros de l'affaire
C'est
lorsque la mère
Demande,
sévère
À
la jeune enfant :
Ma
fille raconte
Comment,
triste honte
As-tu
fait ton compte ?
Réponds,
je t'attends...
(au
Refrain)
Car
c'est toujours pareil
Tant
qu’y aura du soleil
On
verra les amants au printemps
S'en
aller pour fauter
Dans
les bois, dans les prés
Du
côté, du côté de Nogent. »
(Jean Dréjac - 1943)
«
Pour chanter comme il sied la Bourgogne et ses vins,
Pour
que parfois ma verve étincelle et s'allume,
Il
me faut un flacon d'un de ses crus divins
Où
je puisse tremper mes lèvres et ma plume.
Car,
lorsque à petits coups, je le bois et le hume,
Je
revois nos coteaux gonflés comme des seins
Et,
dans la cuve énorme et qui bout et qui fume,
J'entends
gronder les flots fortifiants et sains.
Ô
nectars bourguignons, depuis longtemps illustres,
Chez
les grands de la terre ainsi que chez les rustres,
Vins
qui mêlez la force à la suavité,
Parfumez
de vos noms le seuil nu de ce livre,
Afin
que l'on y trouve, à défaut de beauté,
Votre
bouquet troublant et chaud qui nous enivre. »
(Georges Droux)
«
Allez, venez donc prendre l'apéritif, ça vaudra mieux.
Ou
?
Je
ne sais pas, dans un verre…
À
pied ?
Oui,
c'est pas loin ! »
(Rolland Dubillard)
«
Boire seul, c'est mourir un peu. »
(Louis
Dubost)
«
La solitude du buveur
le
monde à son image
amer
comme l'amour
et
les défaites
que
soulage
le
petit feu du vin terroriste. »
(Louis Dubost)
«
Français, nous en aurons toujours
De
ce vin d'or qui divinise.
Buvons
à la France, aux amours
À
toi, Lisette, à vous, Marquise !
Mes
chers amis, bardes aimés,
Quand
sonnera mon agonie,
Lorsque
mes yeux demi fermés
Se
voileront d'ombre infinie
Du
vin d'Ay, du vin de feu,
Humectez
ma lèvre mourante,
Si
vous voulez qu'au sein de Dieu
Mon
âme rentre triomphante. »
(Amable Dubrac)
«
L'esthète valorise l'instant parce qu'il craint de s'attacher au réel.
Il
est en perpétuel exil de lui-même,
mais
la séduction le conforte dans ce moi qui n'est que pur possible.
Le
narcissisme esthétisant de notre société semble à plusieurs égards
très
proche de ce vertige de l'esthète pris dans la répétition mimétique du pur
possible. »
(Anne Dufourmantelle, En cas
d'amour)
«
Le vin est l’emblème de la civilisation… J’entends que, durant le
repas,
on
ne parle que des vins et des breuvages. »
(Georges Duhamel)
«
L’avenir du vin est entre les mains des architectes. »
(Georges Duhamel)
«
L'ivresse des mots est plus redoutable que celle du vin. »
(Georges Duhamel)
«
Mystère français de notre façon de cultiver la vigne, de faire le vin,
de
le conserver, de l'introduire à point nommé dans les repas,
de
le boire, de le célébrer. On commence en nombre de pays du monde,
à
faire des vins honorables, qui ont sans doute quelque valeur alimentaire
et
qui ne sont pas sans agrément. Ces vins peuvent être, dès maintenant,
un
excellent objet de commerce. Pour qu'ils donnent lieu, comme en France,
à
un mystère national, il faudra des siècles de travail, des traditions,
des
goûts, du respect, de l'amour, beaucoup de poésie,
et
même un peu de littérature. »
(Georges Duhamel)
«
Quand viendra le moment de me descendre au tombeau
rejoindre
mes aïeux sous leur dalle de pierre,
amis,
si vous m'aimez, ne vous servez pas d'eau
mais
bien de ce vin-là pour asperger ma bière. »
(Jean Dulaud)
«
Un Montrachet devrait être bu à genoux et tête découverte. »
(Alexandre Dumas père)
«
Aucune vue, aucun site, si varié, si pittoresque, si grandiose qu’il fût,
n’a pu me faire oublier mon petit vallon de Bourgogne, si tranquille, si
solitaire, si inconnu... »
(Alexandre Dumas père)
«
Je vis Jadin déguster silencieusement une première gorgée, puis une
seconde,
enfin
vider son verre et le remplir, le tout sans proférer une parole,
et
avec un étonnement progressif qui avait quelque chose de religieux
et
de reconnaissant ; ensuite il recommença l’essai avec les mêmes précautions,
et
paru l’achever avec la même jouissance.
Eh
bien ? dis-je, en attendant
toujours.
Le
véritable bonheur est au sein de la vertu, me répondit gravement Jadin ;
nous
sommes vertueux, et Dieu nous récompense : goutez-moi ce vin-là. »
(Alexandre Dumas père)
«
Une cave soigneusement organisée doit être à la fois sèche et fraîche,
l'air
ne doit y pénétrer que par de faibles issues,
le
soleil, dont les rayons méritent notre hommage au-dehors,
le
soleil, qui a d'abord été adoré par les peuples comme le Dieu de l'univers
parce
qu'il faisait naître et mûrir tous les dons de la nature,
est
funeste pour la cave.
Un
gourmand expérimenté ne fait point grâce à ses rayons,
il
les condamne à un éternel exil. »
(Alexandre Dumas père)
«
(…) Il était plein de buveurs qui, surpris comme nous par l’orage,
le
laissaient tranquillement passer en faisant la fête à un petit vin blanc
assez
agréable à la vue (…). Le vin de l’Ermitage que nous avions bu
le
matin sur le coteau même, nous préparait mal à la piquette du cabaret
(…).
Nous
nous décidâmes à demander à notre hôtesse, moitié par nécessité,
moitié
pour le payement de son hospitalité,
le
morceau de pain et de fromage de rigueur et la bouteille du vin du cru ;
ce
qui nous fut servi à l’instant même.
(…)
Je vis Jadin déguster silencieusement une première gorgée, puis une
seconde, puis une troisième, enfin vider son verre et le remplir,
le
tout sans prononcer une parole, et avec un étonnement progressif
qui
avait quelque chose de religieux et de reconnaissant ;
ensuite
il recommença l’essai avec les mêmes précautions,
et
paru l’achever avec la même jouissance.
-Eh
bien ? Dis-je en attendant toujours.
-Le
véritable bonheur est au sein de la vertu, me répondit gravement Jadin ;
nous
sommes vertueux, et Dieu nous récompense :
goûtez-moi
ce vin-là. »
(Alexandre Dumas père)
«
Malheur au buveur ignorant qui entasse dans sa cave les tonneaux de bourgogne
et de champagne ; ces vins qui n’ont que peu d’années à vivre doivent être
bus
aussitôt
qu’ils ont atteint leur maturité ; leur dégénérescence est rapide,
le
bourgogne aigrit, le champagne graisse. En général, les vins blancs sont
d’une
conservation difficile, on ne doit s’approvisionner qu’au fur et à mesure
des besoins, mais le bordeaux, les vins méridionaux et les vins d’Espagne
peuvent
et doivent être conservés longtemps, parce que la vieillesse
est
leur principal mérite. »
(Alexandre Dumas père)
«
Un bon buveur doit au premier coup reconnaître le cru, au second,
la
qualité, au troisième, l’année. »
(Alexandre Dumas père)
«
Lorsque je parle du vin, je parle de la partie intellectuelle d’un repas.
Les
nourritures n’en sont que la partie matérielle. »
(Alexandre Dumas père)
«
Rien ne fait voir l'avenir couleur de rose,
comme
de le contempler à travers un verre de Chambertin. »
(Alexandre
Dumas père)
«
C'est le vin rouge qui doit être chambré et non pas le buveur. »
(Raymond Dumay)
«
En silence, nous faisions tourner la liqueur rouge dans nos grands verres.
Elle se creusait au centre, montait à ras bord. Une rose charnue et souple
semblait éclore entre nos doigts. Elle avait plus qu’un parfum, un fumet un
peu sauvage qui plaît fort aux gens civilisés. Devant cette bouteille ténébreuse,
nous eûmes un instant de recueillement qui dépassait le plaisir de boire.
Une phrase liturgique de Mauriac me revenait à la mémoire : « Le soleil est
réellement dans chaque grain de chaque grappe. » Pas seulement le soleil,
mais un long passé plein de luttes, de déboires, d’erreurs, de succès, de
travail et d’intelligence. Un chef-d’œuvre comme le château Ausone
appartient à la race tout entière. A travers lui, on rend hommage à tous
les Français et si tant de poètes vont puiser leur esprit dans les
bouteilles, c’est que des millions de paysans taciturnes y ont mis le leur.
»
(Raymond
Dumay, Ma route en Aquitaine.)
«
Nous avons besoin du vin parce qu’il fertilise la plus féconde de nos zones
d’ombre,
la
générosité.
Il
y a plein de zizanies autour de la pureté du vin et, en effet, à le regarder
de près,
le
vin n’est pas plus pur que la vie. Mais, comme la vie, il est généreux
jusqu’au délire.
Des
millions d’oeufs pour livrer une seule morue, des milliers de tonneaux de
gros rouge
pour
un seul cru digne d’être nommé.
Devant
une telle prodigalité, la raison baisse les bras, mais l’amour ouvre les
siens.
Quand
on n’aime pas trop, on n’aime pas assez. »
(Raymond Dumay, La mort du vin)
Le
vin est un point central... la rencontre entre deux lignes d'émotion.
L'une
est horizontale, elle représente le pays, la région, le climat, le terroir,
les gens. C'est une émotion des lieux, une émotion géographique.
L'autre
émotion est verticale. C'est celle que nous procure l'histoire.
Celle
que l'on touche, celle des pierres et des moisissures.
(Jacques Dupont)
«
Bon français, quand je vois mon verre
Plein
de son vin couleur de feu,
Je
songe en remerciant Dieu
Qu’ils
n’en ont pas dans l’Angleterre. »
(Pierre Dupont)
«
Qu’il est lampant et liquide
Ce
vin terrible en naissant
C’est
comme un soleil liquide
Qui
s’allume en votre sang. »
(Pierre Dupont)
«
Les gens qui ne captent pas les autres, dont le regard aimant est surtout
tourné vers eux-mêmes, font avec le vin comme les personnes. Semblant. Quand
ils disent l’adorer, parce que socialement c’est indispensable, ils
pratiquent un amour monogame. Un seul vin trouve grâce à leurs yeux, une
seule région – le plus souvent Bordeaux, question de chic ! – parfois même
une seule marque (de champagne) ou un seul château. »
(Jacques Dupont, Choses bues)
«
Tout l'été sur la colline en visitant mes raisins,
rien
qu'à voir leur bonne mine, je prédisais de bons vins ;
et
la nuit, levant la tête vers les cieux tout grands ouverts,
j'appelais
une comète pour dorer mes pampres verts.
Une
influence bénigne, comme je l'avais rêvé, de loin réchauffait la vigne ;
les
savants l'ont bien prouvé. Amis la vendange est belle ;
ce
n'est jamais sans raison qu'une planète nouvelle met le nez à l'horizon.
On
dit qu'à notre équilibre, manquait ce monde nouveau ;
là-dessus
chacun est libre de tourmenter son cerveau.
Depuis
que sur ma vendange a soufflé l'astre clément,
ma
tête varie et change d'équilibre à tout moment.
Les
tonneaux et les bouteilles, les pressoirs et les celliers,
laissent
la vendange aux treilles ; le bois manque aux tonneliers.
Qu'il
est lampant et limpide ce vin terrible en naissant !
C'est
comme un soleil liquide qui s'allume en votre sang. »
(Pierre
Dupont)
«
Quelquefois dis-je, je ne peux pas m'arrêter de boire du vin certains jours.
-Je
sais, dit-elle. Mais on va être saouls.
-C'est
ce qu'il faut, dis-je. »
(Marguerite Duras)
Mon
beau Flacon
«
Que mon
flacon
me
semble bon
sans
lui
l’ennui
me
suit
je
sens
mes
sens
mourants
pesants
Quand
je le tiens
Dieux
! que je suis bien !
Que
son aspect est agréable !
Que
je fais cas de ses divins présents !
C’est
de son sein fécond, c’est de ses heureux flancs
Que
coule ce nectar si doux, si délectable
Qui
rend tous les esprits, tous les cœurs satisfaits.
Cher
objet de mes vœux, tu fais toute ma gloire ;
tant
que mon cœur vivra, de tes charmants bienfaits
il
saura conserver la fidèle mémoire.
Ma
muse à te louer se consacre à jamais.
Tantôt
dans un caveau, tantôt sous une treille,
Ma
lyre, de ma voix accompagnant le son,
répétera
cent fois cette aimable chanson :
Règne
sans fin ma charmante bouteille ;
règne
sans cesse, mon cher flacon. »
(Marguerite Duras)
«
Je préfère aux baisers des plus belles du monde
Les
humides baisers d’une tasse profonde. »
(Pierre Du Ryer)
«
Il fallut enfin se séparer :
malgré
nous, il veut nous reconduire jusqu'à notre voiture,
où
il avait fait mettre quelques bouteilles de vin de Chypre et de Tokaj... »
(Jean Dusaulx)
«
En vingt-sept ans, j'ai bu pour trois siècles. »
(Jacques Dutronc)
«
L'alcool, il y a deux versions. Soit c'est un ennemi qui te veut du bien
mais
qui te fait du mal, soit c'est un ami qui te veut du mal,
mais
qui te fait du bien. »
(Jacques Dutronc)
«
La vérité que l’on retrouve dans le vin redevient mensonge dans l’eau
claire. »
(Jean Dypréau)
«
Va, mange ton pain avec joie et bois gaiement ton vin,
car
Dieu prend déjà plaisir à tes œuvres. »
(Le livre de l’Écclésiaste 9 : 7)
«
Paroles de l'Ecclésiaste, fils de David et roi de Jérusalem.
Vanité
des vanités ! dit l'Ecclésiaste ; vanité des vanités ! tout est vanité !
Quel
profit l'homme retire-t-il de tout le labeur dont il se fatigue sous le soleil
?
Une
génération s'en va, une génération arrive, mais la terre subsiste
toujours.
Le
soleil se lève, le soleil se couche, et il se hâte vers son lieu, d'où il
se lève de nouveau.
Le
vent souffle vers le sud et tourne au nord ;
il
tourne, tourne sans cesse, et il recommence ses mêmes circuits.
Tous
les fleuves vont à la mer, et la mer ne se remplit point ; au lieu où les
fleuves se rendent, ils s'y rendent toujours de nouveau.
Toutes
choses peinent au-delà de ce que l'homme peut dire ;
l'œil
regarde et n'est jamais rassasié, l'oreille écoute et n'est jamais remplie.
Ce
qui a été, c'est ce qui sera, et ce qui s'est fait, c'est ce qui se fera :
rien
de nouveau sous le soleil ! »
(Le livre de l'Écclésiaste 1 : 1-9)
«
On prépare des festins pour se divertir ;
le
vin rend la vie joyeuse, et l’argent procure tout. »
(Le livre de l’Écclésiaste 10 : 19)
«
On ne se limite pas qu'à boire le vin.
Il
faut l'observer, le sentir, le déguster, le cracher
et
en parler, bien sûr.
(Édouard
VII)
«
Un verre de Riesling, jaune comme or,
C'est
une joie à chanter,
Et
surtout quand deux chères mains
Apportent
la bouteille. »
(Eugène
Ehretsmann)
«
Baptiser : pratique sacrée qui consiste à administrer un baptême,
ou
sacrée pratique qui consiste à mettre de l'eau dans son vin,
fut-il
de messe. »
(Georges Elgozy)
«
Beuverie : jeu de satiété. »
(Georges Elgozy)
«
La culture, c'est ce qui rend la vie digne d'être vécue ;
or
la cuisine est une des formes de la culture française.
Les
Français ont l'amour des choses simples et bien faites.
La
cuisine française doit sa réputation universelle
non
seulement à sa haute cuisine,
mais
à la perfection simple et rustique qu'on trouve dans les familles,
ou
dans les modestes auberges de villages. »
(Thomas
Stearns Eliot)
«
James Joyce négligeait le vin rouge, pour lui ”pièce de bœuf” ;
sa
préférence absolue était le vin blanc, selon lui ”électricité”. »
(Richard Ellman)
«
Afin que je jouisse
C'est
une bonne bouteille que l'on m'en avertisse
Les
gourmets disent que le bon vin doit avoir quatre propriétés
Et
satisfaire au goût de la saveur,
À
l'odorat part le bouquet,
À
la vue par la couleur nette et claire,
Et
à l'ouie par la bonne renommée d'un pays où il est crû. »
(Éloge de l'Ivresse 1)
«
En Perse, à Lacédémone, il était défendu de forcer quelqu'un à boire.
Charlemagne
fit aussi une loi qui avait le même but. »
(Éloge
de l'Ivresse 2)
«
C’est la chaude loi des hommes
Du
raisin ils font du vin, du charbon ils font du feu,
Des
baisers ils font des hommes. »
(Paul Éluard)
«
L'ignorance et la connaissance, jette-les au vin,
elles
en ressortent sous les traits de l'ivresse et de la sagesse. »
(Paul Éluard)
«
Contre les foules ottomanes
Je
m'en vais, joyeux, guerroyer,
Mais
lorsque se querellent les ânes.
C'est
dans la cave que je m'en vais. »
(Mihai Eminescu)
«
Il suffit de quelques bouteilles pour vous faire passer de la joie délirante
du
Cancan à l'ardeur farouche de la fièvre révolutionnaire
et
vous remettre finalement avec une bouteille de champagne
dans
une humeur de Carnaval la plus joyeuse du monde. »
(Friedrich Engels, de retour de Paris)
«
Miracle du vin qui refait de l'homme ce qu'il n'aurait jamais dû cesser d'être
:
l'ami
de l'homme, un frère si possible. »
(René Engel)
«
Nous avons tous rencontré des amateurs de vin snobs ou pédants,
choisissant
toutes occasions de se mettre en valeur par des bavardages
mystérieux
truffés d'un jargon vineux déplacé en société,
ne
désignant que les bouteilles d'exception.
Ces
pauvres personnalités doivent être évitées à tout prix. »
(Barbara Ensrud)
«
Je ne laisse jamais mon réfrigérateur sans une bouteille de vin pétillant.
Ce
n'est pas la hâte d'étancher ma soif d'effervescence,
mais
je trouve particulièrement utile de l'avoir constamment sous la main,
prêt
à toute éventualité, découvrant soudainement
un anniversaire à fêter. »
(Barbara Ensrud)
«
Ne vous enivrez pas de vin : on y trouve que le libertinage ;
mais
cherchez dans l’Esprit votre plénitude. »
(La lettre de saint Paul aux Ephésiens 5 :18)
«
Quelqu'un boit beaucoup de vin :
ne
dis pas que c'est mal, dis qu'il boit beaucoup de vin. »
(Épictète)
«
Avant de regarder à ce que vous devez boire ou manger,
regardez
à ceux avec qui vous devez boire et manger. »
(Épicure)
«
Voix de la chair : ne pas avoir faim, ne pas avoir soif, ne pas avoir froid ;
celui qui dispose de cela, et a l'espoir d'en disposer à l'avenir,
peut
lutter pour le bonheur. »
(Épicure)
«
Hâtons nous de succomber à la tentation... avant qu'elle ne s'éloigne. »
(Épicure)
«
Pour ma part, je ne sais pas ce qu'est le bien si l'on écarte les plaisirs de
la table,
ceux
de l'amour et tout ce qui charme les oreilles et les yeux, »
(Épicure)
«
Le vin est la caverne de l’âme. »
(Desiderius Erasmus Roterodamus - Érasme)
Ô
bienheureuse Bourgogne (…) absolument digne d'être appelée
la
mère des hommes, depuis qu'elle possède
un
tel lait dans ses mamelles. »
(Desiderius
Erasmus Roterodamus - Érasme)
«
Le vin a une force pareille au feu, lorsqu’il s’en prend aux hommes.
Il
soulève des vagues comme fait, sur la mère d’Afrique,
le
vent du Nord ou le vent du Sud. Ce qui était caché,
il
le tire des abysses pour le relever ;
son
choc ébranle l’âme humaine tout entière. »
(Ératosthène)
«
Ton argent s'est changé en scories ; ton vin a été coupé d'eau. »
(Le livre d'Ésaïe 1 : 22)
«
Je veux chanter pour mon bien-aimé le cantique de mon bien-aimé sur la
vigne.
Mon
bien-aimé avait une vigne sur un coteau fertile.
Il
la défricha ; il en ôta les pierres ; il y planta des ceps exquis ;
il
bâtit une tour au milieu d’elle, et il y creusa un pressoir.
Il
espérait qu’elle produirait des raisins ;
mais
elle donna des grappes sauvages.
Maintenant
donc, habitants de Jérusalem, hommes de Juda, soyez juges,
je
vous prie, entre moi et ma vigne.
Qu’y
avait-il à faire à ma vigne, que je n’aie fait pour elle ?
Pourquoi,
lorsque j’espérais qu’elle produirait des raisins,
a-t-elle
produit des grappes sauvages
Eh
bien ! Je vais vous apprendre ce que je veux faire à ma vigne :
j’arracherai
sa haie, et elle sera broutée ; j’abattrai sa clôture,
et
elle sera foulée aux pieds. Je la mettrai en ruine,
elle
ne sera plus ni taillée, ni bêchée ; il y croîtra des ronces et des épines
;
et
je commanderai aux nuées de ne plus laisser tomber la pluie sur elle.
Or
la vigne de l’Eternel des armées, c’est la maison d’Israël,
et
les hommes de Juda sont le plant auquel il prenait plaisir...
»
(Le livre d’Ésaïe 5 : 1-7)
«
Malheur à ceux qui se lèvent de grand matin
pour
courir vers les boissons enivrantes, et qui tard dans la nuit,
sont
échauffés par le vin ! »
(Le livre d’Ésaïe 5 : 11)
«
Malheur à ceux qui sont intrépides pour boire le vin,
et
plein de vaillance pour mêler les boissons enivrantes ;
qui
justifient le coupable pour un présent,
et
qui refusent aux justes de leur faire droit ! »
(Le
livre d'Ésaïe 5 : 22-23 )
«
Que tous se lamentent sur Moab ! Oui, pleurez, gémissez pour la perte
des
gâteaux de raisins de Kir-Haréseth ! Car les champs de Hesbon
sont
désolés, ainsi que les vignes de Sibma.
Les
chefs des nations en ont détruit les meilleurs ceps,
qui
s’étendaient jusqu’à Jaézer, poussaient jusque dans le désert,
et
dont les rejetons passaient même par-delà la mer. »
(Le livre d’Ésaïe 16 : 7-8)
«
C'est pourquoi je pleure, comme Jaézer, sur le vignoble de Sibma.
Je
vous arrose de mes larmes, Hesbon, Éléalé ;
car
le cri de guerre a retenti contre vos fruits et vos vendanges.
La
joie et l'allégresse ont disparu des vergers ; dans les vignes,
plus
de chants, plus de cris de joie ; plus de vendangeurs
pour
fouler le raisin dans les cuves ! »
(Le livre d'Ésaïe 16 : 9-10)
«
L’Eternel a répandu en eux un esprit de vertige, et ils égarent l’Egypte
dans
toutes ses entreprises, comme un homme ivre qui cancelle en vomissant. »
(Le livre d’Ésaïe 19 : 14)
«
Et tandis que le Seigneur, l'Éternel des armées,
vous
appelait en ce jour à pleurer, à gémir,
à
vous raser la tête , et à vous ceindre du sac,
voici
qu'il n'y a parmi vous que joie et allégresse.
On
tue des bœufs, on égorge des moutons,
on
se gorge de viande et on boit du vin :
Mangeons
et buvons, car demain nous mourrons. »
(Le
livre d'Ésaie 22 : 12-13)
«
Le vin doux est triste, la vigne languit, tous ceux qui avaient le cœur
joyeux
soupirent
; les gais tambourins ont cessé de retentir, les fêtes bruyantes
ont
pris fin, le son joyeux de la harpe a cessé.
Plus
de chansons en buvant le vin ; les liqueurs fortes
ont
pour les buveurs un goût amer. »
(Le livre d’Ésaïe 24 : 7-8)
«
L'Éternel des armées donnera à tous les peuples, sur cette montagne,
un
festin de viandes grasses, un banquet de vins de choix,
de
viandes grasses et tendres, de vins choisis et clarifiés. »
(Le livre d’Ésaïe 25 : 6)
«
En ce temps-là, on dira : chantez la vigne au vin généreux ! »
(Le
livre d’Ésaïe 27 : 2)
«
Malheur à la couronne orgueilleuse des buveurs d'Éphraïm,
à
la fleur éphémère qui est le plus bel ornement de ce royaume
et
qui domine la fertile vallée des hommes ivres de vin ! »
(Le
livre d'Ésaïe 28 : 1)
«
Les habitants de Juda, eux aussi, sont étourdis par le vin,
égarés
par les boissons fortes. Prêtre et prophètes titubent d’ivresse ;
ils
sont dominés par le vin et grisés par les boissons fortes... »
(Le livre d’Ésaïe 28 : 7)
«
Chacun de vous pourra manger les fruits de sa vigne et de son figuier,
et
boire de l'eau de son puits, jusqu'à ce que je vienne pour vous emmener
dans
un pays pareil au vôtre, pays de froment et de vin,
pays
de blé et de vigne. »
(Le livre d'Ésaïe 36 : 16-17)
«
Ô vous tous qui êtes altérés, venez à la source des eaux !
Et
vous qui n’avez pas d’argent, venez, achetez et mangez !
Venez,
achetez sans argent, sans rien payer, du vin et du lait ! »
(Le livre d’Ésaïe 55 : 1)
«
Ainsi parle l'Éternel : ”Quand on trouve du jus dans une grappe, on dit :
Ne
la détruis pas ; car ce qui reste de ce fruit est précieux ;
voilà
comment j'agirai par amour pour mes serviteurs,
afin
de ne pas tout détruire. Je ferai sortir de Jacob une postérité,
et
de Juda un héritier de mes montagnes ; mes élus les posséderont,
et
mes serviteurs y établiront leur demeure. »
(Le
livre d'Ésaie 65 : 8-9)
«
Mes élus bâtiront des maisons et ils les habiteront ; ils planteront des
vignes
et
ils en mangeront le fruit. Ils ne bâtiront plus pour qu'un autre habite
à
leur place ; ils ne planteront plus pour qu'un autre récolte les fruits ;
car
les jours de mon peuple seront aussi longs que les jours des arbres,
et
mes élus verront vieillir l'œuvre de leurs mains. »
(Le livre d'Ésaïe 65 : 22)
«
La colère est comme l'alcool : à petites doses et de temps en temps,
cela
peut rendre service. »
(Robert Éscarpit)
Marc
Éscayrol
«
"Mots et grumots" - un dictionnaire humoristique qui contient plus
de 500 définitions dont voici un échantillon lié à la gastronomie :
Brie
Fromage dont le risque de contamination nécessite que les producteurs
s’assurent contre le brie dégueulasse.
Cène
Dernier repas de Jésus, au cours duquel il a montré qu'il savait
passer l'éponge, puisqu'il ordonna à Pierre, qui hésitait à servir Judas :
"Sers, Pierre" !
Dégau
– Billau Guide répertoriant les
plus mauvais restaurants de France.
Disette
Repas frugal composé très exactement d’un oeuf et d’une huître
(n’hésitez pas à recompter).
Cayenne
Ville célèbre pour ses mines de poivre, qui sont à la France ce que
les mines de sels sont à la Russie.
Cidre
Ferment du jus de pomme (à ne pas confondre avec le Serment du Jeu de
Paume)
Crache
– test Dégustation de
vin effectuée à des fins de sécurité.
Crêpe
Spécialité bretonne, à ne pas confondre avec les blinis, qui ne sont
pas bretons mais russes. Les blinis sont nettement plus épais que les crêpes
bretonnes. Il existe cependant une variété de blinis bretons, appelées
aussi crêpes soufflées, car on souffle dedans : les blinious !
Cuisinier
Personne qui a pour habitude d’adresser ses vœux... sur le plat.
Encornet
Mollusque à la chair délicieuse, particulièrement l’encornet mâle,
l’encornet à deux boules.
Entremetteur Pâtissier
dont les délicieux entremets favorisent les rencontres.
Escalope
Tranche de viande qui nécessite d’être panée avec beaucoup
d’attention, car quand elle est très panée, il est ensuite impossible de
la dépanner.
Paella
– ordure Spécialité culinaire espagnole
composée de riz mélangé avec des restes Pentotal : Pain complet aux vertus
calmantes.
Steak
dare – dare
Steak utilisé dans les fast-foods.
Tatin
Tarte qui doit être consommée avec un café crème, car la Tatin
revient toujours sur les lieux de son crème.
Triple
zéro
Variété d’huître la plus chère, alors qu'avec un tel nom, elle
devrait coûter trois fois rien !
Lapin
d'icite Maladie
causée par l'ingestion d'un lapin de provenance locale.
Pouilly
fumé Vin qu’il est recommandé de
consommer avec du saumon fuissé. »
(Marc
Éscayrol - http://www.escayrol.com )
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Margot et Gilles GARRIGUES 1998-2011
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